Fournir des informations pratiques aux entreprises sur la manière de gérer les risques... - African Trade Insurance Agency (Fr)

Fournir des informations pratiques aux entreprises sur la manière de gérer les risques…

Deepak Dave – le nouveau Directeur des Risques de l’ACA

L’ACA est mieux placée pour fournir des analyses pertinentes. Depuis son siège et ses bureaux basés en Afrique, l’ACA offre une perspective sur le terrain des risques auxquels sont confrontés les investisseurs et autres acteurs du monde des affaires sur le continent. Dans cette partie, nous interrogeons les membres clés des opérations de l’ACA afin d’identifier les défis et les opportunités des marchés africains.

Dans cette édition, Deepak Dave, le nouveau Directeur des Risques de l’ACA, nous éclaire de manière pragmatique sur les implications de la menace de COVID-19, sur la conduite des affaires en Afrique.

Q: Quelle est votre évaluation des impacts actuels et futurs de COVID-19 sur les marchés africains ?

Les conséquences les plus évidentes sont la chute spectaculaire de l’activité économique qui va nuire aux revenus sur tout le continent, ceux des gouvernements, des entreprises et des particuliers. La baisse des revenus et donc des dépenses publiques aura un impact considérable sur les dépenses sociales de nos pays, ce qui portera préjudice aux plus vulnérables. La baisse de la capacité des gouvernements à assurer la charge de la dette et à continuer à dépenser pour le développement aura un effet d’entrainement important pendant des années sur notre capacité à faire du commerce, à lever des fonds sur les marchés internationaux et entravera notre ressource la plus précieuse, à savoir notre population.

Q: En guise de question complémentaire, quelle est votre évaluation de l’initiative actuelle du G20 et du Club de Paris visant à apporter une solution viable à la dette des créanciers privés due par les pays souverains de l’Afrique ?

Ce sont les moyens par lesquels le monde montre qu’il est aux côtés de l’Afrique en ces temps difficiles, et qu’il y aura une volonté de compréhension et d’empathie pour restructurer le fardeau de la dette et encourager les investissements de manière à améliorer la capacité du continent à rebondir à partir du point bas où nous sommes.

Toutefois, de nombreux gouvernements africains ont fait savoir qu’ils préféreraient le faire à leurs propres conditions, une impulsion admirable, car elle permettra aux priorités du continent de prendre le dessus et signifiera que l’accès aux marchés internationaux sera disponible à l’avenir.

Q: Quelles sont les industries qui risquent d’être les plus touchées par la pandémie, et quels sont vos conseils aux entreprises qui tentent de se maintenir le cap dans ces secteurs ?

Nous pensons que le tourisme, les voyages et les services connexes seront les premiers à être touchés. Ils ont des effets considérables sur les revenus individuels, et surtout ils frappent très fortement les recettes en devises. Les chaînes d’approvisionnement dans l’agro-industrie et l’horticulture ont été ralenties, mais nous savons que la demande va plus manifestement rebondir, tout comme les entreprises de ressources et leurs chaînes d’approvisionnement.

Q: Quel conseil donneriez-vous aux financiers et aux investisseurs qui, comme beaucoup, peuvent être réticents à un engagement plus poussé en Afrique ?

Les 1,3 milliard d’habitants de l’Afrique constituent une partie croissante, prospère et pleine de ressources de l’économie mondiale. Nos ressources, nos produits de base et nos approvisionnements sont vitaux pour le redressement économique mondial, et rester avec nous sur le long terme sera toujours rémunérateur et gratifiant.

Nos gouvernements agissent dans le meilleur intérêt de leurs citoyens et ont commencé à travailler sur la manière dont nous allons nous redresser et respecter nos engagements envers les autres. Restez avec nous et on ne fera que s’améliorer.

Q: Où voyez-vous les opportunités ?

Le redressement sera le plus rapide dans les secteurs qui font partie des chaînes d’approvisionnement mondiales, au service de clients internationaux. Par exemple l’agroalimentaire, l’horticulture, le textile et les minerais. Dans les économies locales, la finance numérique et le commerce électronique prennent une part croissante des dépenses en monnaie locale pour les investisseurs ayant une stratégie moyen terme.

Deepak Dave apporte plus de 20 ans d’expérience internationale dans les domaines de la banque, des marchés de capitaux et de la finance privée. Il a occupé des postes de direction chez GE Capital, Exportation et développement Canada (EDC) et Barclays Investment Bank et a également fondé Riverside Advisory. Il est titulaire d’une licence de l’université McGill et d’une maîtrise de l’université de Londres.

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